フランス人が東京で考えた。-働き方・休み方-

フランス語会話学校エコールサンパのスタッフがライフスタイル、日本での生活を通して考えたことを、サンパに(sympa: 好意的に)本音で語ります。

Gestion des tâches à la maison

 

  • À la maison, comment partagez-vous les tâches, comme la cuisine et le ménage ?

 

Pour l’instant, puisque je vis seule, c’est compliqué de partager les tâches (笑) donc malheureusement pour moi, je dois tout faire : la cuisine, la vaisselle, le ménage, la lessive, le repassage, etc… Et même des tâches plus masculines comme le bricolage ! Mais c’est bien car j’apprends en même temps !

 

 

  • Êtes-vous satisfaite de la répartition ? Ne voudriez-vous pas que votre partenaire prenne en charge un peu plus de tâches ?

 

Si un jour je suis en couple, j’imposerai le partage des tâches à la maison, c’est sûr. Chaque personne vivant dans une maison, seule ou en couple, doit l’entretenir. Et puis ce n’est pas comme si je ne travaillais pas en même temps ! Je souhaite trouver quelqu’un qui acceptera de s’occuper des tâches ménagères. Car moi non plus je n’aime pas ça, en particulier la lessive et le repassage ! Donc si je peux trouver quelqu’un qui accepte de s’en occuper, je serai contente (笑).

 

 

  • Vos parents vous ont-ils appris à faire la cuisine et le ménage ? Vous ont-ils beaucoup influencé ?

 

Oui, bien sûr ! Ça fait partie de l’éducation ! Quand j’étais en âge d’aider ma mère à s’occuper des tâches à la maison (à environ 8 ans), je faisais déjà le ménage dans ma chambre (nettoyer et ranger). Parfois, je passais l’aspirateur dans toute la maison quand ma mère avait besoin d’aide. Aussi, dès mon plus jeune âge, ma mère a imposé à moi et ma petite soeur d’aider à mettre la table et à débarrasser. Je me rappelle qu’elle avait fait un planning pour ça ! Un jour je devais mettre la table et ma soeur devait débarrasser et le lendemain, c’était l’inverse. C’était peut-être un peu stricte mais au moins c’est une habitude que j’ai gardée ! Je suis un peu maniaque maintenant et je déteste voir une table mal rangée ou beaucoup de vaisselle qui traîne !

Concernant la cuisine, ma mère m’a appris à cuisiner quelques-uns de ses plats faciles. Ce n’était pas dans le but de devenir une bonne femme à marier mais c’était plus pour passer du bon temps ensemble entre mère et fille et pour que je puisse me débrouiller une fois devenue indépendante. Le premier plat que j’ai appris à cuisiner, simple, rapide et bon marché pour une personne célibataire : les pâtes ! Et j’en fais à toutes les sauces :).

 

 

  • Au Japon, après la seconde guerre mondiale, l’état a réglé le manque de main d’oeuvre par la répartition des tâches dans le couple. Les hommes travaillaient à l’entreprise et nourrissaient leur famille et les femmes s’occupaient des enfants et des tâches à la maison. Les hommes devaient travailler du matin au soir tard, mais au moins leur emploi était bien sécurisé. Le manque de crèches et de maison de retraite n’ont pas été résolu car c’étaient les femmes qui s’occupaient des enfants et des personnes âgées. Dans votre pays, c’était différent n’est-ce pas ? Dans votre famille, les hommes et les femmes étaient comment ? Qu’en pensez-vous ?

 

En France, à l’époque de mon enfance, je me rappelle que pour mes amis, le père et parfois la mère travaillaient tous les deux. Et pour s’occuper des enfants, il y avait les grands-parents ou bien une nourrice. Puis il y avait aussi les crèches et les garderies.

Mes parents ont décidé de quitter la ville de leur enfance et de s’installer loin du reste de la famille. Donc je n’avais pas mes grands-parents pour s’occuper de moi quand mes parents travaillaient. Mais je n’ai pas eu de nourrice non plus. En fait, à ma naissance, mes parents ont réparti les tâches comme les Japonais (笑) : mon père travaillait à l’entreprise (mais pas aussi longtemps que les Japonais) mais ma mère a arrêté son travail pour s’occuper de mon éducation et de celle de ma petite soeur. Mais je préfère préciser que la raison était différente de l’état japonais. Mon père ne voulait pas que je grandisse avec une nourrice mais que je passe une enfance normale avec ma mère tous les jours et aussi avec lui quand il rentrait du travail ou quand il était en repos. Je pense que j’ai eu la chance d’avoir une enfance normale et remplie d’amour grâce à cette décision de répartir les tâches comme ça. Enfin, quand ma petite soeur et moi avions l’âge d’être des enfants indépendants (on pouvait se débrouiller seules pour manger ou aller à l’école), ma mère a recommencé le travail et bien sûr, on pouvait continuer à passer du bon temps en famille le soir quand nous rentrions du travail ou de l’école.

(Davina S)